LE GLOSSAIRE DE PSYCHO-ROUTE.COM
A
ABS :
Anti Blocking System. Système d'antiblocage des roues qui empêche le blocage et permet de freiner brutalement même sur une surface glissante. Au plan technique, il se compose d'un capteur qui mesure la décélération des roues et d'un calculateur qui module la pression du système hydraulique du freinage d'urgence.

Accidentologie :
Activité ayant pour objet l'étude des accidents et leurs conséquences sur une base interdisciplinaire, de la traumatologie à l'ensemble de disciplines touchant à la conception d'un véhicule, à l'étude de la prise de risque, aux mesures juridiques ou aux méthodes de prévention. Elle participe à la constitution des données statistiques dans ces différents domaines.

ANTÉCÉDENTS :
Actes préliminaires à l’action future ; position déterminante aux prises de décisions. Des tests ont été faits sur des échantillons de conducteurs européens où il a été possible de faire ressortir Quatre antécédents prédominants. 1)- non prévision d’un événement possible. 2)- représentation erronée d’un lieu et de sa propre position dans l’espace. 3)- Mauvaise appréciation de la prise en charge du risque. 4)- familiarités prisent avec les lois, règles et autres normes.

ANXIÉTÉ :
La conduite automobile est une tâche artificielle , car notre Déplacement dans l’espace, s’effectue sans que nous ayons besoin de nos jambes. Le fait de conduire génère chez le conducteur une certaine appréhension ; consciente ou non , cette anxiété permet à celui-ci d’obtenir un Taux de vigilance suffisant pour pouvoir rester objectif dans l’appréciation de Son environnement.(à contrario, la subjectivité entraîne le conducteur vers son Imaginaire : exemple « je pense que…….etc »). Cette anxiété est une protection naturelle qui permet à l’individu de se mettre à l’abri d’une trop forte émotion (voir stress situationnel ) grâce à une projection dans le futur D’actions adaptées à l’étendue de ses capacités (propre champ d’expérience) de conduite.

ATTITUDES :
(dispositions internes de l’individu) Les attitudes sont les résultantes de facteurs : émotifs, perceptifs, cognitifs et de motivations individuelles ; le tout se situant dans un contexte environnemental précis (routier en ce qui nous concerne) et qui seront sur un plan plus large, influencées par les normes socioculturelles du Conducteur. Les décisions et les actions qui en découlent ne sont que les résultats de ces processus psychologiques. Le conducteur prendra une décision dans la mesure où l’ensemble des processus objectifs (l’environnement de conduite) et subjectifs (prise de risque consentie) a été analysé et qu’une conclusion s’impose comme la meilleure(en fonction de son propre champ d’expérience.

B
BSR :
Brevet de Sécurité Routière, mis en place depuis 1997. Depuis le décret du 30 avril 2002, tous les conducteurs de cyclomoteurs doivent être titulaires du BSR.

BESOINS :
(voir rubrique : apprentissage du conducteur)

C
COMPORTEMENT :
(manifestations externes du conducteur) Le gestuel accompagnant l’acte de conduite est le résultat d’un apprentissage normalisé, qui inclue une partie sensorimotrice(répétition du geste). Lié étroitement aux dispositions internes de la personne (attitudes) le comportement est la partie visible (actions) de ses décisions.

CONCENTRATION :
( vigilance, attention) Ce concentrer sur sa conduite, c’est tout d’abord rester objectif, grâce à un état de veille psychophysiologique permanent(vigilance) et par ce fait, être en mesure de prendre rapidement les mesures qui s’imposent.

D
DÉCISIONS :
Voici une phase très importante, que l’homme en tant qu’individu se doit de maîtriser avec toute la rigueur dont il est capable. Etre responsable de ses actes, c’est assumer ses choix décisionnels !Mais il ne faut pas croire que prendre une décision est un acte facile !(voir forum de discussions) Une décision se divise en six paliers : 1)l’intention, 2)disponibilité, 3)l’ébauche 4) le déroulement, 5)la régulation, 6) l’effet de cette décision(ou conséquence)

E
EXPÉRIENCE :
Le champ d’expérience du conducteur est liée à la motivation du moment de celui-ci, dans la pratique journalière. C’est à travers les actions répétitives et les modifications apportées , que le conducteur arrive à trouver une « stabilité statique ».L’expérience, c’est aussi la réplication du processus pour que celui-ci puisse être répété par d’autres conducteurs à travers leurs propres champs d’expérience. Enfin, savoir exploiter les résultats pour que cela devienne une source d’enrichissement pour les autres et une autoanalyse.

ERREURS :
ERREURS : Comportement de transgressions non intentionnelles, provoquées par la méconnaissance des normes, des signaux, des codes, par un manque de vigilance etc… L’on peut classer ces transgressions en deux groupes : 1)les erreurs dangereuses : toute action erronée non intentionnelle, amenant une situation où les autres usagers sont pris à contre pied et ne sont plus en mesure de réagir en toute sécurité. 2)les erreurs bénignes : défaillances momentanées très vite corrigées soit par le conducteur, soit par les autres usagers. Les erreurs sont indépendantes de l’âge et il faut savoir qu’un usager de la route commet en moyenne une erreur toutes les deux minutes.

O
OBJECTIVITÉ,SUBJECTIVITÉ :
Nous rappelons que le champ d’application ne concerne que la sécurité : sécurité objective ,celle rattachée aux conditions externes(signalisation,environnement de déplacement etc…. : sécurité subjective, celle qui concerne l’estimation personnelle d’une situation…ou autre… Exemple : la plupart des conducteurs s’estiment compétents dans leur façon de conduire, cela s’amplifie après avoir bu de l’alcool. Plus l’écart sera important entre ces deux affirmations plus le risque d’accident augmente.

P
Permis à points :
Système, instauré en France depuis 1992, qui consiste en un capital de points attribué à chaque conducteur et sur lequel on opère des retraits en fonction des infractions commises. Ce système fonctionne depuis longtemps dans de nombreux pays sous des formes proches : depuis 1947, dans un premier Etat des Etats-Unis, depuis 1962 en Grande-Bretagne ou 1974 en ex-RFA.

R
RECHERCHE PROSPECTIVE :
La meilleur façon de ne pas avoir d’accident, c’est encore de s’y attendre ! C’est pourquoi il est très important avant de partir en conduite de revoir tous les éléments perturbateurs liés à son futur déplacement et la façon d’y remédier : expl : météo, organisation du trajet, risques liés à l’ensemble :pluie--chaussée glissante--freinage moins efficace--augmentation des distances de sécurité vers l’avant--visibilité réduite--état des essuies-glaces--allure modérée etc……C’est grâce à ces chaînes de pensée , à une vigilance de tous les instants et une conduite objective que les accidents deviennent moins fréquents et moins graves.

RISQUES :
D’après la théorie avancée par le psychologue Gérard Wilde que nous retranscrivons dans le milieu de la conduite automobile : Le comportement d’un conducteur dans la circulation routière est essentiellement fonction du risque subjectif perçu et du risque toléré. La prise en charge du risque apparaît comme une activité adaptative spontanée suivant le niveau de tension émotive ou d’anxiété que le conducteur accepte de supporter au moment de la décision(seuil de tolérance). note personnelle pour obtenir un comportement sans risque, il faudrait que le conducteur ne dépasse jamais le seuil du risque objectivement identifié ; Il devrait pour cela observer à la lettre les règles établies, donc avoir une attitude « monodimentionnelle » Heureusement ! l’homme grâce à (ou à cause de !) son cerveau triunique (voir : la page « apprentissage du conducteur ») est capable de se projeter sur plusieurs plans en même temps et de se fait avoir le choix de ses actes. Le risque est source d’apprentissage, seul le risque librement choisi est valeur(d. Lebreton). Comme déjà signalé ,la tension, l’émotion, l’anxiété sont présentes dans chaque acte de notre vie ; ces paramètres permettent à l’Homme de rester décisionnel et d’être unique, mais d’être aussi prisonnier de ses démons !

rôle :
dès qu'un individu se trouve confronté à une action, il doit adapter le comportement (reconnu dans le cercle sociétaire, dans lequel il doit intervenir) qui lui donnera le rôle attendu par les différents membres constituant ce cercle.expl: le rôle de l'automobiliste, le rôle du père de famille....

S
STRESS :
Lié à un surmenage physique, les sources peuvent être très diverses ; Il peut provenir d’une perturbation biologique d’un organisme due à une agression ; En ce qui concerne la conduite, l’on peut parler de « stress de situation ».En se basant sur la théorie de Selye(1974) , l’on peut distinguer trois paliers principaux dans le processus de stress de situation : 1)- phase d’alarme (tentative du corps de s’adapter à la situation.) 2)- phase de résistance ( phase de contre choc d’une contre réaction excessive) 3)- phase d’épuisement (renoncement des mécanismes d’adaptation).Une attention soutenue vers un objectif précis (conduite dans un environnement où les niveaux de difficultés sont multicomplexes) amène le conducteur à une tension parfois extrême , dans laquelle celle-ci peut développer un comportement irrationnel.

T
TECHNICITÉ :
La technicité, détermine le comportement sensorimoteur ( maîtrise des gestes) du conducteur dans les phases de conduite. Son habileté à conduire son véhicule : souplesse, linéaire, tenue de volant , manipulation ergonomique etc…

V
VIOLATIONS :
Comportement de transgressions intentionnelles des règles et des normes. Les violations ont tendance à être plus fréquentes chez les jeunes , imputables à des facteurs sociaux, voire, à la recherche de ses propres limites (voir : le risque). L’origine de l’accident est multifactorielle, provoqué pour une partie, par des erreurs et des violations des conducteurs ; Le remède appliqué est une aggravation des sanctions ! cette solution, quoique nécessaire, ne fait que déplacer le problème sans le résoudre complètement ! en effet, si l’on suit cette logique, il semblerait que le simple fait de respecter les règles entraînerait une disparition des accidents. Voici quelques composantes , à l’origine de violations et erreurs :méprise(interprétation erronée) ; oubli(fatigue, distraction, inattention, baisse de vigilance) ; assouvissement d’un besoin du moment ; erreur conséquente(comportement inadapté) ; erreur procédure( écart entre la procédure standard et l’action en cours ) souvent liée aux antécédents.

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